Des réponses secrètes dans la yéchiva
Bonsoir les enfants, ce soir nous allons raconter une histoire survenue dans la yéchiva de Bet El à Jérusalem, il y a plus de deux cents ans.
À la tête de la Yéchiva de Bet El se tenait le tsadik et Mékoubal Rav Guédalia Hayoun, qui était un saint juif et un faiseur de miracles.
Les voix savantes des érudits et des mékoubalimes remplissaient l’espace de la sainte yéchiva.
Dans le coin du Bet Amidrach, à côté de la fenêtre ouverte, se tenait l’intendant du Bet amidrach. Il tenait dans ses mains un livre de téhilimes, et marmonnait en lisant des chapitres de téhilimes.
Cet intendant, s’appelait Chalom, c’était un fidèle travailleur. Lorsque les étudiants de la yéchiva terminaient leurs études, Chalom rassemblait les nombreux livres éparpillés et les remettait à leur place avec révérence. Redressait les tables à leur place, arrangeait les nappes qui reposaient dessus, vidait les poubelles et remplissait les brocs d’eau. C'est ainsi qu’il se levait chaque jour et travaillait avec diligence et avec une grande persévérance pour améliorer la vie dans le Bet amidrach et la rendre agréable l’endroit pour les saints étudiants.
À la yéchiva Bet El, les disciples apprenaient avec de grands sages et, chaque jour, ils discutaient et débattaient des paroles de la Torah profonde et douce.
Un jour, alors que le responsable de la yéchiva, le Rav Guédalia, donnait une leçon très profonde, l'un des étudiants demanda la permission de poser une question. C’était une question difficile, et même si on essayait d’y répondre, de nombreuses autres questions se posaient ensuite.
En fin de journée, les étudiants de la Yéchiva Bet El sont rentrés chez eux, réfléchissant à la question difficile qui avait été posée. Rav Guédalia Hayoun était vraiment désolé de ne pas avoir trouvée la réponse. Les étudiants n'avaient pas non plus trouvé de réponses à cette question difficile.
Jour après jour, les questions augmentaient et la tristesse de Rav Guédalia Hayoun, de ne pas y trouver de réponses, était grande. C’était pénible pour son esprit, et il ne comprenait pas, pourquoi autant de questions dans le Bet amidrach restaient sans réponses.
Du ciel, on lui faisait surement allusion à quelque chose, mais qu'est-ce que c'était ?…
L’aube se leva sur Jérusalem, enveloppant de sa chaleur les gens qui sortaient de leur sommeil…Les Juifs justes, qui s'étaient préparés à se lever pour la prière du Nets, marchaient dans les rues, se précipitant vers la prière du matin. Parmi eux se trouvaient les étudiants de la Sainte Yéchiva, et à leur tête se trouvait le Rav Guédalia Hayoun.
Après que Rav Guédalia ait fini sa prière, il apaisa son cœur avec un petit-déjeuner léger. Ensuite il alla vers le Bet amidrach, pour commencer une autre journée bien remplie et chargée d'apprentissage de la Sainte Torah. Les nombreuses questions qui surgissaient dans son esprit le troublaient encore et ne lui donnaient pas de repos. Il espérait qu’aujourd’hui Hachem l’aiderait et qu’il trouverait les réponses qui apaiseront son esprit.
Lorsqu'il arriva à sa place et ouvrit ses livres, pour continuer l'étude de la veille, soudain une note pliée tomba d'entre les pages du livre, sur le tapis de la maison d’étude. Rabbi Guédalia se pencha pour le récupérer et le regarda avec un regard persistant. Quel fut son étonnement de découvrir les réponses à toutes les questions qui se avaient été posé dans la yéchiva, écrites dans un langage clair et limpide, dans un style lumineux.
L'émotion qui l'envahit, et l'étonnement, furent encore plus grands. "N'est-ce pas un ange du ciel qui a écrit les réponses d'une manière si précise et si claire ?", se demandait-il.
Rav Guédalia Hayoun se leva de son siège avec enthousiasme et ordonna à ses étudiants : « J’ordonne à celui qui a écrit cette note de se lever et de se révéler ! »
Le sang bouillonnait à cause de la tension qui régnait dans la maison d’études. Les étudiants se regardaient, essayant de découvrir l'auteur de la mystérieuse note. Cependant, ce n’était pas l’un des étudiants qui avait rédigé les notes. Personne ne savait même pas les avait écrits.
Bientôt, il y eut une tempête dans le séminaire autour de la mystérieuse note. Les réponses précises et claires qui y étaient écrites mettaient de côté l'opinion de chacun. Qui aurait pu écrire les réponses ? demandèrent tous les étudiants.
Cependant, l’affaire ne s’est pas arrêtée là. Ce jour-là également, pendant la profonde leçon de Rav Guédalia, des questions difficiles ont été soulevées dans la yéchiva de Bet El. On n’a pas non plus trouvé de réponses à ces questions. Ainsi se termina une autre journée pleine de questions pour eux.
Dans la soirée, Rav Guédalia Hayoun se prépara pour rentrer chez lui. Un petit espoir dans son cœur, peut-être que demain il trouvera une note mystérieuse entre les pages du livre, et les réponses y seront écrites ? Peut-être.
Le lendemain, Rav Guédalia arriva à sa place au Bet amidrach. À son grand étonnement, l’étrange phénomène réapparut. Entre les pages du livre, apparut une note pliée, dans laquelle étaient écrites les réponses, une par une, à toutes les questions difficiles qui se avaient été posé la veille.
Ainsi se répéta la découverte de ses étranges réponses. Chaque jour où une question était posée sans réponse, les étudiants supposaient dans leur esprit que le lendemain la note pliée se retrouverait dans le livre de Rav Guédalia avec toutes les réponses avec une clarté et une précision merveilleuse. C'est ainsi qu'ils rentraient chez eux, le cœur calme et confiant.
L’identité de l’auteur des notes mystérieuses restait un mystère. Mais les disciples des sages étaient occupés jour et nuit dans la Torah, et ils n’avaient pas le temps de découvrir et d’enquêter sur l’identité de cet étrange personnage.
Même s'ils disposaient déjà de peu de temps et qu'ils essayaient de deviner mentalement qui était l'auteur des mystérieuses notes, ils ne réussirent pas à le localiser.
Rav Guédalia avait une fille pure et pudique, qui s'appelait Hannah. La rumeur concernant l’auteur anonyme des lettres était parvenue à ses oreilles. Au moment où son père revenait de ses études, un sourire éclatant était sur son visage, alors qu'il annonçait à la maison : « Aujourd'hui, nous avons trouvé des réponses étonnamment précises à toutes les questions dans une note que la personne anonyme a placée dans mon livre.
L'affaire s'étant répétée plusieurs fois commença a perturbé son repos. « Qui est le mystérieux auteur des notes, qui met l'esprit de mon père à l'aise avec telle ou telle réponse géniale ? Qui est l'étudiant sage et caché, qui parvient à se cacher autant aux yeux de mon père ? se demandait-elle encore et encore.
Hanna, qui s'occupait des tâches ménagères de sa mère avec beaucoup de diligence et de rapidité, a décidé de trouver et de libérer de son temps pour enquêter sur l'affaire mystérieuse.
Elle commença à suivre les agissements de son père dans la maison d’étude.
Leur maison était située à côté du bâtiment de Bet amidrach. Une fenêtre orientée vers le séminaire. Pendant son temps libre, elle contemplait le Bet amidrach, respirant l'atmosphère de l'apprentissage de la Sainte Torah et de ses commentaires.
« De derrière le rideau », se dit-elle, « je peux suivre ce qui se fait au séminaire, sans que personne ne puisse me surprendre ».
C'est ce qu'elle a fait. Après que les élèves de la yéchiva aient quitté leurs classes et soient rentrés chez eux, Hanna s'est assise devant la fenêtre donnant sur la yéchiva et a suivi le mouvement dans le bâtiment.
Tout semblait normal. Que la paix soit sur le pauvre intendant, il faisait fidèlement son travail chaque jour. Balayer les sols du séminaire, remettre les livres à leur place, nettoyer, ranger, redresser…
Hannah envisageait l’intendant bizarre. Il s'isolait souvent parmi les étendues naturelles de la belle Jérusalem, mais il fait son travail du meilleur côté. Son père lui avait raconté qu'il était parti seul du Yémen vers la Erets Israël, sans famille ni connaissances, sur de nombreuses routes dangereuses et difficiles. Tout cela, uniquement parce qu’il voulait marcher sur le sol de la Terre d’Israël. Ici, dans le Bet amidrach « Bet El », il avait trouvé un endroit pour servir les justes étudiants en Torah.
"Qui es-tu, intendant inconnu ?", se demanda-t-elle. « De Teman vous êtes venu, jeune homme, rien que pour servir comme simple intendant ? Il faut enquêter sur vos actions. Il me semble que vous avez un objectif supplémentaire et plus élevé, pour lequel vous êtes arrivé ici.
Ses yeux continuent de suivre les mouvements rapides de l’intendant. Soudain, elle s'en aperçut, car après avoir terminé toutes ses corvées, il se dirigea vers la porte du Bet amidrach et la ferma soigneusement. Après cela, il regarda à droite et à gauche pour voir s'il n'y avait personne pour voir ses actions. Il ne vit pas Hannah, car elle se tenait derrière un grand rideau qui la cachait bien. Ah Hannah, avait vue et elle avait très bien vue, ce qu'avait fait Chalom le serviteur diligent.
Ses yeux tremblèrent d’étonnement quand elle le vit s’approcher de la place de son père. Après cela, il plaça la note dans le livre de son père le Rav.
"Incroyable !", Hanna sauta de son siège. Tout d'un coup, elle courue vers la chambre de son père, elle était tellement excitée qu'elle parvenait à peine à parler. Son père, Rav Guédalia, fut surpris à la vue de son visage, il la pressa de parler, et Hannah marmonna, presque au bord des larmes, en racontant à son père ce que ses yeux avaient vu de loin, depuis la fenêtre de leur maison.
Rav Guédalia ne croyait pas ce que ses oreilles entendaient. Il se hâta et revint rapidement à la yéchiva. L’intendant fut surpris de voir le responsable de la yéchiva, arrivé en avance. Il se releva avec respect et honneur.
« Viens vers moi, mon fils ! », ordonna Rav Guédalia à l’intendant. « Je t’ordonne de me sire si ta main et en rapport avec les notes cachées dans mon livre de manière régulière ? »
Une forte rougeur inonda le visage du serviteur, et une grande perplexité envahie son visage. « Qui a révélé cela au chef de la yéchiva ? Comment sait-il cela ? », réfléchit-il dans son cœur.
Il n’a désormais aucune possibilité de cacher la réponse davantage. Des larmes brûlantes coulaient sur son visage rouge. Son désir de rester caché pour toujours était si fort. Mais désormais, le Rav lui avait ordonné de révéler l'affaire, et il lui est maintenant interdit de refuser de quelque manière que ce soit.
« Oui Rabbi, j'ai écrit les notes. Oui Rav… ». Des larmes chaudes tombèrent de ses yeux. Il voulait continuer ses paroles, mais Rabbi Guédalia l’en empêcha. Il se releva de toute sa hauteur et serra chaleureusement le garçon dans ses bras. C'est avec beaucoup d'émotion qu'il annonça : « La paix soit sur vous, mon Rav et mon maître ! »
De nombreuses larmes inondaient ses yeux purs et coulaient librement sur les joues rouges du serviteur. « S'il vous plaît, mon maître », essaya de plaider le serviteur, « je n'ai aucun désir que l'affaire soit révélée. Que le Rabbi garde les choses secrètes, je ne désire ni la grandeur ni la puissance. Je veux rester caché aussi longtemps que je vivrai », supplia le juste serviteur.
« Qu’Hachem me préserve de déshonorer l'honneur de la Torah, et de continuer à utiliser un étudiant sage comme vous, comme un simple intendant. Nous nous sommes trompés à votre sujet, et nous ne reviendrons pas sur notre erreur ! Maintenant je comprends que vous avez été envoyé du ciel, pour répondre à la plupart des questions qui ont tourmenté récemment notre yéchiva, pour que de mes mains se révèle votre grandeur » lui dit Rav Guédalia qui était bouleversé par cette découverte !
Mon fils, le moment est venu de répandre votre sagesse rare et particulière à l’extérieur. Il suffit de vous taire et de vous cacher, Hachem a voulu que vous vous révéliez et que vous soyez orné de la couronne de la Torah digne de votre tête », a expliqué Rav Guedalia avec émotion.
À partir de ce jour, Chalom arrêta de servir comme serviteur dans la synagogue. Quand ils réalisèrent tous la grande valeur du grand étudiant sage, qui marchait parmi eux comme un simple serviteur, ils ne lui permettèrent plus de les servir, et Rabbi Guédalia le couronna Rabbi sur eux.
Les enfants, savez-vous qui était le merveilleux serviteur, le grand génie, qui essayait tant de se cacher avec une grande humilité ?
C'était le grand mékoubal, Rabi Chalom Charabi, connu sous le nom du Rachach. Avec sa révélation, il est devenu l’un des plus grand mékoubalimes, et jusqu'à ce jour, son nom est dans prononcé dans une vibration de révérence.
Même après sa révélation, le saint chef a continué à se comporter avec humilité et humilité d'esprit à chaque instant.
Voyez, chers enfants, combien nous devons veiller à l'honneur de chacun. Même celui qui semble le plus simple peut être une personne grande et juste.
N'oubliez pas que nous ne pouvons pas vraiment savoir qui est la personne en face de nous et, d'une part, nous ne pouvons pas apprécier la grandeur de son âme.
Comme l'a écrit le Baal Atanya : « Et l'âme et l'esprit – qui connait la grandeur et la vertu dans la racine et l’origine de la source du dieu vivant ».
Lorsque vous vous souvenez de cela, « c'est un chemin direct et facile pour parvenir à l'accomplissement de la mitsva « aime ton prochain comme toi-même » pour que chaque âme d'Israël soit respectée du plus grand au plus petit pour toujours.