La prière de Honi Améaguél
Nous connaissons tous la sensation d’un hiver pluvieux : les gouttes de pluie tombant fortement sur le sol, les manteaux nous réchauffant de tous les côtés. Les belles bottes qui ont attendu une année entière dans le tiroir reviennent nous visiter, et avec les parapluies nous sautons dans les grandes flaques d’eau, un plaisir réel !…
Ce ne sont pas seulement les enfants qui apprécient l’hiver. Les agriculteurs qui travaillent dans les champs sont également très heureux de l’arrivée de l’hiver. Les précipitations sont très importantes pour eux, pour cultiver le grain, les fruits et les légumes.
La pluie qui tombe, et surtout en Terre d’Israël, est la source de toute l’abondance de l’année. Grâce à la pluie, il y a de l’eau dans les rivières et les ruisseaux, la nourriture pousse et se développe, et aussi il y a beaucoup de végétation servant de nourriture au bétail, ce qui fait que nous obtenons donc du lait de bonne qualité, de bons fromages et de la bonne viande.
Les pluies sont donc importantes pour nous tous.
Mais il y a des années où l’hiver n’est pas si joyeux. La pluie ne tombe pas en grande quantité, ou ne tombe pas du tout. Le grain ne pousse pas et l’eau ne peut-être pas stockée. Une telle année est appelée : « Une année de troubles ».
Des troubles qui peuvent causer un manque et même une famine sévère, qu’Hachem nous en préserve.
Notre histoire se passe pendant la période du Bet Amikdach. Tous les habitants de la Terre d’Israël se sont préparés à affronter l’hiver. Les habitants ont enduit les toits d’argile pour qu’aucune pluie ne pénètre dans les maisons, coupé de nombreux arbres pour chauffer les maisons et cuisiner, stocké autant de nourriture que possible, réparé les chaussures et ceux sont préparés à l’arrivée d’un hiver rude.
Le mois de Hechvan est arrivé et aucune pluie n’a été vu dans les airs.
Le mois de Hechvan est passé, et le mois de Kislev est arrivé, et il n’y avait toujours pas de nuages dans le ciel.
C’est ainsi que les mois suivants sont également passés avec la même météo : Tévet, Chévat… De temps en temps, une brise fraîche et c’est tout…
Tout le monde avait déjà compris. Cette année est une année de troubles, la pluie ne sera plus visible…
Les gens se sont levés et ont prié, jeûnant et criant, mais les prières n’ont pas été exaucées et la pluie n’est pas tombée.
Arrivé à la moitié du mois d’Adar, sans avoir eu' le moindre signe de pluie dans le ciel, les sages de cette génération ont décidé de se tourner vers l’un des sages dont le nom était Honi, et lui ont demandé :
« Honi, écoutez-nous s’il vous plaît, le peuple d’Israël est en difficulté, il n’y a pas eu de pluie du tout cette année, la végétation n’a pas poussé du tout, et il n’y a presque plus d’eau à boire. S’il vous plaît par pitié ! Priez pour qu’il pleuve, peut-être qu’Hachem acceptera votre prière et aura pitié de nous ».
Honi a commencé à prier pour qu’il pleuve, mais pas une seule goutte de pluie n’a atteint la terre.
Mais cela ne dura pas longtemps…
Quand Honi a vu que les pluies ne tombaient pas et que sa prière n’était pas acceptée, il a pris un gros bâton a dessiné un grand cercle sur le sol. Puis, Honi est entré dans le cercle, s’est tenu en son milieu et a dit :
« Maître du Monde ! Le peuple d’Israël, tes chers enfants, m’ont demandé de prier vers toi, car je suis comme un membre de ta maison, et chaque fois que je te demande quelque chose, tu me réponds. Je jure par ton grand nom que je ne bougerai pas d’ici, de ce cercle, jusqu’à ce que tu aies pitié de tes enfants et que tu leur envoies la pluie ».
Juste après que Honi ait fini sa prière, immédiatement de petites gouttes de pluie ont commencé à tomber. Mais les gouttes étaient si petites qu’on les sentait à peine.
Les disciples de Honi lui ont dit : « Maître, la pluie qui tombe n’est pas une pluie forte. Cela ne suffira pas pour arroser la terre et remplir les puits d’eau. Il semble que la raison pour laquelle cette pluie tombe est uniquement pour annuler votre serment, car vous avez juré que vous ne quitterez pas le cercle, mais pour le peuple d’Israël, une telle pluie n’aide pas. Nous avons besoin de pluies plus fortes ».
Honi a dit : « Maître du monde, ce ne sont pas de telles pluies que j’ai demandées, mais de fortes pluies qui rempliront les puits d’eau, les fosses creusées et les sources. Des pluies qui satureront la terre ferme, de sorte qu’elle donnera de jolies fruits ».
Immédiatement, de fortes pluies ont commencé à tomber. Mais pas une simple averse, mais des très grosses gouttes, une pluie si puissante, qu’elle a brisé les arbres et détruit les plantes. Les toits des maisons ont commencé à se briser sous la force de la pluie.
Les disciples de Honi sont venues et lui ont dit : « Rabbi, ce n’est pas de telles pluies que nous avons demandées, il nous semble qu’elles viennent détruire le monde, priez D.ieu de les arrêter».
Honi a levé les yeux vers le ciel et s’est tourné vers Akadoch Barouh Ouh, en prière : « Maître du monde, je ne veux pas que le monde soit détruit par les pluies. Le peuple d’Israël a besoin de pluies de bénédictions et d’abondance, de bonnes pluies dont les gens se réjouiront et diront que la bénédiction est venue dans le monde ».
Immédiatement, les pluies se sont calmées et ont commencé à tomber tranquillement. Après un certain temps, tous les puits, les citernes et les sources ont été rempli et le sol a été saturé de beaucoup d’eau. Toute la nation se réjouissait et remerciait Hachem pour le salut.
Mais ce qui s’est passé ensuite a surpris tout le monde encore plus. La pluie qui est tombée était douce, mais a continué à tomber sans arrêt, même après que tous les réservoirs d’eau aient été remplis. La pluie est tombée si longtemps que l’eau a commencé à tout inonder. Les ruisseaux ont débordé, l’eau des puits a commencé à sortir et toutes les rues de la Terre d’Israël ont été inondées d’eau.
Les habitants de Jérusalem qui vivaient dans les quartiers inférieurs, où l’eau s’écoulait, ont commencé à courir et à grimper vers le mont du Temple, afin d’échapper à une grande inondation, car l’eau avait totalement remplie les rues.
Les disciples se sont tournés vers Honi et lui ont dit : « Rabbi, s’il te plaît, prie pour que les pluies cessent ».
Honi leur a répondu : « J’ai appris de mes maîtres, qu’il ne faut pas demander à Akadoch Barouh Ouh, d’arrêter le bien qu’Il apporte dans le monde. Mais si c’est vraiment difficile pour vous, et que les pluies vous dérangent, voici ce que nous ferons : apportez-moi un taureau, nous l’offrirons en sacrifice à Hachem, et nous remercierons Hachem pour la grande faveur qu’il nous a faite en annulant la famine et la sécheresse, et moi je prie déjà pour vous ».
Les disciples apportèrent le taureau, et Honi posa les deux mains sur sa tête et dit : « Maître du monde, ton peuple Israël, que tu as fait sortir d’Égypte, ne peut pas tenir. Aussi bien quand tu leur procures beaucoup de bien, ou quand tu envoies de nombreuses de calamités. Tu étais en colère contre eux et tu leur as causé des problèmes, et ils ne peuvent pas le supporter. Tu leur as envoyé beaucoup de bienfaits en leur apportant beaucoup de pluies et ils ne peuvent pas le supporter. Par conséquent, qu’il y ait devant toi un désir que les pluies cessent et que le monde soit rempli de miséricorde.
Dès la fin de la prière de Honi, le vent a soufflé, les nuages se sont dispersés et le soleil a commencé à briller, illuminant et réchauffant le monde.
Tous les gens sont allés dans les champs qui étaient tous remplis de champignons qui ont poussé après la pluie.
Les gens ont ramassé les champignons et sont allés chez eux pour manger et se réjouir du bien qu’Akadoch Barouh Ouh avait fait avec eux.
À partir de cette histoire, nous pouvons apprendre chers enfants le pouvoir de la prière, et de cette façon le pouvoir de la prière des tsadikimes, grâce à laquelle Akadoch Barouh Ouh change la nature et accomplit de grands miracles pour nous.
Maintenant, chers enfants, il est temps de faire chéma Israël Tous ensemble « Chéma Israël, Hachem élokenou Hachem Ehad »
Bonne nuit !