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Le vinaigre au prix du vin

 

Une légère odeur aigre se répandait dans l’espace de la maison.

 

Rav Ouna leva la tête du livre et renifla l'air. D'où vient cette odeur ? Il roula le parchemin et se tourna pour chercher la source de l'odeur.

La fine vapeur le conduisit aux escaliers étroits dans le coin de la maison. Avec prudence, Rav Ouna descendit vers eux, et de marche en marche l'odeur augmentait et l'air devenait étouffé et il était difficile de respirer.

Au bout des escaliers, Rav Ouna se tenait devant la porte de sa cave à vin. Une forte acidité remplit la cave, mais l'odeur profonde et riche du vin en était totalement absente.

"Que s'est-il passé ?", se demanda Rav Ouna, et il s'approcha du premier baril de la longue file. Il souleva le couvercle du tonneau, et voici, une vraie catastrophe : tout le vin dans le tonneau s’était transformé en vinaigre !

De minuscules bulles flottaient sur le côté du bois et une vague d'odeur aigre et forte frappa son visage.

Il ferma le couvercle et alla vérifier le deuxième tonneau, puis le troisième et le quatrième…

Rav Ouna avait quatre cents barriques dans sa cave. Et dans chacun d’eux, sans déroger à la règle générale, le bon vin s’est aigri et s’est transformé en vinaigre.

Inquiet et désolé, Rav Ouna rentra chez lui. Il se tourna de nouveau vers le livre qui était resté sur la table afin de se distraire de sa grande perte en revenant et en s'occupant de son étude interrompue.

Rav Ouna n'eut pas le temps de se replonger dans le livre, lorsqu'on entendit des coups à la porte. «J’arrive!», a-t-il dit.

À la porte se tenaient un certain nombre de sages venus étudier avec lui.

Les sages s'assirent autour de la table de Rav Ouna, qui était un Amora important et un grand sage, et s’installèrent pour ouvrir leurs livres.

« Quelle est cette odeur épouvantable ? » demanda doucement l'un d'eux.

"Oh", soupira Rav Ouna, "Ce sont les tonneaux de vin dans la cave – ils ont tous tourné !"

Des paroles de regret et de réconfort ont été entendus dans la bouche des membres du groupe.

« Si je peux me permettre », a déclaré un sage, « quand des problèmes comme celui-ci surviennent, après tout, c'est un signe que vous devez être prudent dans vos actions. Peut-être avez-vous commis un péché qui a transformé votre vin en vinaigre ? »

 

Le visage du Rav pâlit : « Et à quel point suis-je suspect à vos yeux pour penser que j’ai fait un péché ? », demanda-t-il.

 

Immédiatement, un autre sage ouvrit la bouche et répondit : « Et combien le Maître du monde est suspect à vos yeux, pour que vous pensiez que vous ne méritez pas un tel problème ? »

Rabbi Ouna baissa les yeux et se frotta un peu l'esprit. Il essaya de se rappeler : peut-être dernièrement j’ai fait une avéra ? Est-ce possible que j’ai mal réalisé une mitsva ?

Il n’a pas réussi à trouver une telle chose dans son esprit.

Vu qu’il ne se souvenait pas de quelque chose, il levait les yeux vers les sages, regarda parmi eux et demandai : « S'il y a quelqu'un ici a entendu parler sur moi, d’une chose qui n’a pas été faite correctement, s'il vous plaît, dis-le-moi ».

Les sages réfléchirent un peu, jusqu'à ce que l'un d'eux réponde et dise : « Je me souviens avoir entendu dire une fois que son honneur ne donnait pas à son métayer sa pleine part ».

Rav Ouna s'occupait de la production de vin et de sa vente pour gagner sa vie. Il possédait donc un vignoble. Cependant, Rav Ouna lui-même étudiait la Torah toute la journée, et c'est pourquoi un métayer s’occupait de la vigne. Qu’est-ce qu’un métayer, demandez-vous les enfants ? Et oui, un métayer c'est quelqu'un qui travaille la terre d'autrui, mais pas en échange d'un salaire, mais en échange d'une partie de la récolte.

On parle maintenant d'un des sages qui avait appris que Rav Ouna s’était trompé en ne donnant pas à métayer sa part des fruits de la vigne.

« Est-ce que je ne lui donne pas sa part ? », Rav Ouna fut surpris en entendant ces mots. Après tout, il prend lui-même plus que sa part ! Au contraire, c'est lui qui me laisse à peine ma part dans ma vigne… C'est la raison pour laquelle je ne sépare pas pour lui de la récolte, dit Rav Ouna.

« Après tout, c'est exactement ce qu'ils disent tous en parabole », lui répondit le sage. « le voleur vole et le goût a du goût » , c'est-à-dire – même si vous ne volez pas le voleur, et peut-être qu'il n'y a pas de transgression, mais vous goûtez au vol. Ce n'est sûrement pas digne d'un grand homme comme vous, et cette chose ne laisse pas une impression positive sur l'âme.

"Par conséquent, même si votre métayer vous vole les raisins, il vous est en tout cas interdit de lui voler sa part en échange."

Rav Ouna accepta immédiatement l'argument et a répondu : « Vous avez raison ! J'accepte ce que vous avez dit maintenant et je partagerais avec lui dans le futur, et je lui donnerai la part qui lui revient dans les vignes restantes !'

Maintenant que Rav Ouna avait comprit la cause du problème, et un moyen fut trouvé pour y remédier – son esprit en fut apaisé. Il commença alors à étudier la Torah avec les sages, car c’étaient pour cela qu'ils étaient venus chez lui.

 

 

Après un certain temps, les sages quittèrent la maison et Rav Ouna décida de s'occuper des quatre cents tonneaux de vinaigre dans la cave.

Sans avoir d’autre choix, il du faire appel à des porteurs pour l'aider à transporter les barriques au marché. Là, ce sera à lui de les vendre comme du simple vinaigre à prix réduit.

Avant même que les fûts de vinaigre ne soient sortis de la cave, une nouvelle incroyable traversa le marché : il y avait une grave pénurie de vinaigre !

Lorsqu’on a appris la pénurie de vinaigre, les gens ont craint de ne plus pouvoir s’en procurer dans un avenir proche. Immédiatement, ils se mirent tous à courir au marché pour essayer d'acheter un peu de vinaigre qui restait dans les magasins. Les gens se disputaient le peu de vinaigre qui restait, comme celui qui pourrait promettre au vendeur un paiement plus élevé, afin qu'il lui vende le vinaigre.

En peu de temps, les prix du vinaigre s’envolèrent et concurrencèrent ceux des bons vins.

Les ouvriers de Rav Ouna n'eurent pas à travailler très dur : les vendeurs de vinaigre paniqués arrivèrent à la porte de la maison, payant le meilleur de leur argent pour les tonneaux chauds qui remontaient du sous-sol.

En très peu de temps, Rav Ouna a vendu toute sa marchandise, le salaire qu’il en tira fut presque l’équivalent d’une vente de bon vin sur une année entière.

 

Chers enfants, cette histoire merveilleuse nous enseigne que toute la création est prête à accomplir la mission du d’Hachem Itbarah. Chaque événement a une raison et un but, et il nous incombe d’observer et de corriger nos comportements.

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