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ציפורים להדר ראשי

הלימוד היום מוקדש להצלחת משה רחמים בן איריס בתיה

הלימוד היום מוקדש לרפואת אמה בת פולינה

הלימוד היום מוקדש להצלחת שמעון מויאל בן עליה לאה -דוד

הלימוד היום מוקדש לעילוי נשמת דמטה בוגלה בן חווה

הלימוד היום מוקדש לעילוי נשמת אביבה בת לאה

הלימוד היום מוקדש לרפואת תהל בן אדוה

הלימוד היום מוקדש להצלחת חן בת רבקה

הלימוד היום מוקדש להצלחת יוחאי שלי בן עמוס רפאל

Au siècle dernier, vivait dans un petit village d’Europe un Rav qui adorait la fête de Souccot. Il avait un attachement
particulier à la mitsva des «Quatre Espèces» et mettait un soin particulier à posséder pour cette fête un étrog magnifique. Pour
cela il ne regardait pas à la dépense car il souhaitait réaliser cette mitsva le mieux possible.
Chaque année, quelques semaines avant la fête, il envoyait son chamach dans la ville la plus proche afin de lui
trouver la perle rare. Une année malheureusement Souccot approchait rapidement et le chamach n’avait toujours pas
trouvé l’étrog parfait. Le Rav ainsi que les fidèles de la communauté étaient bouleversés par cette nouvelle car l’étrog
du Rav était habituellement le seul à disposition de la communauté, et alors personne n’allait pouvoir réaliser la
mitsva du loulav cette année. Un marchand qui passait par là, apprit la situation des juifs du village et leur expliqua que dans
une ville non loin du village vivait un juif fort riche, qui possédait un magnifique étrog comme le Rav le désirait.

Sans perdre une seconde, deux fidèles de la communauté prirent une calèche pour aller rencontrer ce juif et le
persuader de leur céder son étrog. Arrivé à destination après quelques jours, il se rendirent directement chez le juif et lui
demandèrent de voir son étrog. Très fier de cette demande, il alla chercher le coffret d’argent qui le contenait, l’ouvrit et les
deux hommes furent subjugués par l’étrog qui était devant eux, une pure merveille. Ils déposèrent alors une bourse pleine
d’argent et demandèrent au juif riche de le leur vendre. Il répondit calmement mais fermement que l’étrog n’était pas à
vendre. Les deux voyageurs insistèrent et racontèrent la douleur de leurRav et le besoin de faire partager la mitsva à tout un
village. Mais le riche resta sur sa position et ne voulut pas céder son magnifique étrog. Très déçus, les deux amis s’apprêtèrent
à rejoindre le village amers et tristes de n’avoir pu aider leur Rav. Soudain le riche s’écria : «Ecoutez je suis prêt à vous céder
mon étrog mais à une condition ! Sachez que ma femme et moi sommes mariés depuis des années mais n’avons pas mérité
d’avoir des enfants. J’offre mon précieux étrog à votre Rav s’il nous bénit afin qu’Hachem nous accorde un enfant, l’année
prochaine à cette même époque. Si la bénédiction se réalise, ce sera un cadeau et si elle ne se réalise pas, c’est comme s’il avait
pris l’étrog sans mon consentement, et ce sera considéré comme du vol».

Les deux hommes se concertèrent et après mûre réflexion, ils décidèrent d’accepter la condition et qu’avec
l’aide d’Hachem il y aurait une bonne issue à cela. De retour au village, ils dirent au Rav qu’ils rapportaient un
étrog exceptionnel. Quand le Rav ouvrit l’écrin et le vit, ses yeux brillèrent de bonheur. Cet étrog était le plus beau qu’il
n’ait jamais vu. L’un des messagers expliqua alors au Rav toute leur aventure et lui raconta la condition émise par le riche juif.
Le Rav se tut et ferma les yeux quelques instants puis il dit : «Qu’il en soit ainsi ! Je bénirai ce couple comme il me l’a
demandé et Hachem fera ce que bon lui semble. Qu’ils méritent un fils l’année prochaine, par le mérite de cette
mitsva». La joie du Rav et des fidèles pendant ce souccot fut incommensurable. Chacun faisait la mitsva des quatre espèces
avec kavana comme jamais auparavant.
L'année d’après, juste avant Souccot, un colis fut envoyé au Rav par le riche juif. Dans la boîte il y avait un
magnifique étrog avec une lettre où il était écrit que la bénédiction avait porté ses fruits et que lui et sa femme avaient eu le mérite d’avoir un garçon et que l’étrog dans le colis était
un cadeau sans aucune condition. D’année en année ce rituel s’installa. Le riche de la ville ne manquait pas, aux approches de chaque fête de Souccot, d’envoyer un magnifique étrog
au Rav du village toujours accompagné d’une lettre de remerciement.

Des années plus tard, un jeune garçon d’une beauté sans pareil,se présenta chez le Rav avant la fête avec dans sa main un colis
comme chaque année. Tout fier il dit au Rav : «Cher Rav, c’estavec une émotion particulière que je me tiens ici devant vous.
Sans votre bénédiction je ne serais pas venu au monde. Je suisle bébé de l’étrog ! Je me nomme Moché et maintenant je suis
venu apprendre la Torah avec vous».
Le Rav accepta bien entendu de prendre Moché sous son aile pour lui apprendre la Torah et les mitsvotes. Moché était
un élève studieux et assidu. Tout le monde dans le village lesurnommait "Moché étrog" en référence au miracle de sa
naissance. Plus Moché grandissait plus il devenait un érudit en Torah. Mais par-dessus toutes les mitsvotes, Moché chérissait
la mitsva des quatre espèces de Souccot.

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