WhatsApp
ציפורים להדר ראשי

הלימוד היום מוקדש לרפואת יעל חיה בת בלומה איטה

הלימוד היום מוקדש לרפואת אמה בת פולינה

הלימוד היום מוקדש להצלחת שמעון מויאל בן עליה לאה -דוד

הלימוד היום מוקדש לעילוי נשמת דמטה בוגלה בן חווה

הלימוד היום מוקדש לעילוי נשמת אביבה בת לאה

הלימוד היום מוקדש לרפואת תהל בן אדוה

הלימוד היום מוקדש להצלחת חן בת רבקה

הלימוד היום מוקדש להצלחת יוחאי שלי בן עמוס רפאל

Qui réussira à réconforter Rabbi Yohanan Ben Zakhaï ?

Qui réussira à réconforter Rabbi Yohanan Ben Zakhaï ?

Bonjour les enfants. Parfois il y a des histoires qui sont un peu tristes mais il est important de les écouter afin d’ouvrir nos cœurs vers nos semblables. Cette histoire se passe dans la maison de Rabbi Yohanan Ben Zakaï qui était un grand tsadik les enfants.

Le deuil régnait dans la maison de Rabbi Yohanan ben Zakkaï. Son fils bien aimé avait rendu son âme pure à Hachem et Rabbi Yohanan et les membres de sa maison étaient assis par terre en deuil comme le demande la Torah.

C'était quelque temps après la destruction du Second Temple, et Rabbi Yohanan était à cette époque le chef du Sanhédrin et un grand et saint Tana, un des grands Rav de la génération. Tous les regards étaient tournés vers lui avec des questions concernant l'existence de la Torah et des mitsvotes maintenant que nous n’avions plus de Bet Amikdach.

Il n'est donc pas étonnant que maintenant – alors que la maison était émue par le chagrin de la mort de son fils – il était possible de voir parmi les personnes venues réconforter les endeuillés beaucoup de ses élèves, qui étaient de grands Tanaïmes.

Rabbi Eliézer entra dans la maison et s'assit devant Rabbi Yohanan, dont le chagrin était clairement visible sur son visage.
« Rabbi », demanda Rabbi Eliézer après que Rabbi Yohanan se soit tourné vers lui, « Veux-tu que je te dise quelque chose ? « Parle », lui répondit Rabbi Yohanan.

Rabbi Eliézer lui dit : « Le premier homme eut aussi un fils qui mourut, Evel, et Adam reçut la consolation pour lui, et après cela, d'autres fils et filles lui naquirent… Toi, mon maître, reçois la consolation pour ton fils, que son souvenir soit une source de bénédictions…'.

Les épaules de Rabbi Yohanan s'affaissèrent un peu. "Oh", répondit-il, "Le chagrin pour mon cher fils ne me suffit pas, pourquoi es-tu venu me rappeler aussi le chagrin du deuil du premier homme…?", et il poussa un profond soupir de tristesse.

Rabbi Eliézer sortit de devant lui, et voici, qu’un autre grand homme entra. C’était Rabbi Yéochoua ! Rabbi Yéochoua était un élève de Rabbi Yohanan.

Rabbi Yohanan se tourna vers lui, et comme précédemment Rabbi Yéochoua lui demanda : « Rabbi, voulez-vous que je vous dise quelque chose ?

Rabbi Yohanan lui répondit : « Parle », et Rabbi Yéochoua commença alors :

Iyov eut des fils et des filles, et voici, en un seul jour, ils moururent tous ! Malgré les grandes calamités qui lui arrivaient les unes après les autres, sans même un seul jour de répit, il en reçut une consolation ! N'est-il pas écrit que Iyov a accepté les décrets difficiles en disant : «L'Éternel a donné et l'Éternel a repris, béni soit le nom de l'Éternel »

« Oh, oh, oh », les épaules de Rabbi Yohanan s'affaissèrent un peu plus, « Mes malheurs ne me suffisent pas – et maintenant vous me rappelez les nombreux malheurs de Iyov ? Oh…' ». Et il poussa un autre soupir.

Rabbi Yéochoua ne sachant pas non plus comment réconforter son Rav quitta la pièce avec respect.

Peu de temps s’écoula et qui est apparu ? Rabbi Yossi, c’était le plus grand des élèves de Rabbi Yohanan.

Rabbi Yossi n'avait pas écouté les paroles de Rabbi Eliézer, ni celles de Rabbi Yéochoua, et qu'a-t-il trouvé à dire pour réconforter son Rav ? Voici ce qu’a dit Rabbi Yossi :

« Rabbi, Aaron Acohen – ses deux fils, Nadav et Aviou, sont morts le même jour ! Et puis il reçut les condoléances pour eux, comme il est écrit : « Et Aaron se tut » ne pleura plus.

Rabbi Yohanan leva les yeux vers lui et Rabbi Yossi conclut : « De ma part, Rabbi, acceptez les condoléances pour votre fils.

Rabbi Yochanan soupira de nouveau et répondit à Rabbi Yossi comme il avait répondu à ses prédécesseurs : « Je n’ai pas assez de chagrin pour mon fils bien-aimé, et vous me rappelez le chagrin de Aaron Acohen ?'… et ses épaules s’affaissèrent un peu plus.

Rabbi Yossi n'était pas la dernière personne à penser à réconforter Rabbi Yohanan de la sorte…

Les sept jours de deuil touchés à leur fin et Rabbi Yohanan n’avait pas réussi à être réconforté pour son fils bien-aimé. Il marchait avec son chagrin sur le visage, et on voyait qu’en plus le chagrin de tous les grands hommes de la nation dont les fils étaient morts reposait sur ses épaules.

Rabbi Chimon a vu cela et il a également voulu essayer de le réconforter. Il est venu chez lui et a commencé par ces mots : « Rabbi Yohanan, puis-je te dire quelque chose ?

Rabbi Yochanan lui répondit : « Parle ».

Rabbi Chimon dit : « Nous avons découvert que le roi David a reçu la consolation pour son fils Avchalom, car il est écrit : « Et David consola sa femme Bat chéva… » et un fils juste lui naquit après cela – le roi Chlomo. Pour vous, mon maître, acceptez les condoléances pour votre fils.

"Oh", répondit Rabbi Yohanan, "il ne me suffit pas de pleurer mon fils, tu es venu et tu m'as rappelé le deuil de David, le roi d'Israël… oh".

Rabbi Chimon partit et Rabbi Eléazar Ben-Azaria entra.
Rabbi Yohanan remarqua son entrée et appela son intendant et lui murmura : « Prépare-moi vite un sac avec mes affaires et sortons aux bains. »

"Maintenant ?", se demanda l’intendant, "après tout, Rabbi Eléazar est arrivé ici et il veut sûrement apporter des paroles de réconfort."

« C'est précisément maintenant, lui expliqua Rabbi Yohanan, parce Rabbi Eléazar ben Azaria est si grand et que je ne peux pas résister à ses paroles… J'ai peur. Qu'il me dise des mots de honte et que je n'ai d'autre choix que d'écouter sa voix.

Au moment où l’intendant a compris la nécessité de l’affaire, Rabbi Eléazar avait déjà vu Rabbi Yohanan et s’était approché de lui. Rabbi Yohanan n’avait d’autre choix que d’accepter son visage et d’entendre ses paroles.

« Je vais vous dire une parabole », commença Rabbi Eléazar Ben-Azaria : « A quoi cela ressemble ? »

Rabbi Yohanan avait déjà compris que les paroles de consolation de Rabbi Eléazar étaient d'un tout autre genre. Rabbi Eléazar poursuivit : « Il était une fois un roi qui confia un trésor coûteux dans les mains d'un homme. Il était clair que le devoir de l'homme était de garder le dépôt correctement, de veiller à ce qu'il ne soit pas endommagé et qu'il revienne sain et sauf au roi. Chaque jour, l’homme s'inquiétait et se demandait : Malheur à moi ! Quand pourrai-je terminer ma mission, rendre le trésor au roi et savoir que j'ai fait mon travail avec honneur ? Après tout, c’est une tâche tellement complexe ! Je dois toujours m'assurer que le trésor soit en sécurité, qu'il ne subit aucun préjudice, qu'il soit bien protégé, qu'il ne soit pas volé et que je ne le perde pas… car sa valeur est si grande, car il appartient au roi ! »

Rabbi Yohanan hocha la tête et Rabbi Eléazar continua à expliquer la parabole :

« A toi, Rabbi, tu as eu un fils. Après tout, ce fils est un dépôt précieux du roi des rois, et la tâche de l'élever et de l'éduquer était une tâche très importante et sensible ! Vous avez réussi, Rabbi, votre fils était un juste qui occupait toutes ses journées dans la Torah – lisait la Torah, le Houmach, les prophètes, la Michna, les alakhotes et les légendes, et cela ne suffisait pas. Il possédait la crainte du ciel et a mérité de quitter le monde sans péché. Maintenant, vous devez accepter les condoléances pour lui ! Maintenant, vous savez que vous avez rendu votre dépôt au roi intact et complet ».

Enfin, la stature de Rabbi Yohanan, courbée par un grand et prolongé deuil, se redressa et il répondit avec émotion : « Rabbi Eléazar, mon fils, tu m’as réconforté ! tu m’as réconforté comme les êtres humains ont besoin d'être réconfortés…'.

De cette histoire touchante, nous apprendrons les enfants à vraiment faire attention aux sentiments de l'autre et à respecter l’autre, même dans les petites choses. Si, par exemple, un enfant perd quelque chose, comment pouvons-nous le rendre heureux ? Est-ce que cela le rendra heureux d'entendre son ami dire : « Moi aussi, j'ai une perdu une fois la même chose que toi » ou devrions-nous chercher des moyens pour l'encourager et le rendre heureux ?

Nous essaierons toujours d’ouvrir notre cœur avec une véritable préoccupation et une attention sincère envers ceux qui nous entourent.

הצטרפו לקבוצות הוואטסאפ